L’économie participative, à pleine dents !

Le développement de l’économie participative ne semble pas connaitre de limites. La dernière start-up à faire le buzz sur Internet s’appelle We Brush et vous propose carrément de partager… votre brosse à dents ! Le service cartonne depuis plusieurs mois à Londres et les premiers tests sont organisés dans les rue de Paris. De quoi faire grincer les dents des industriels bucco-dentaires…

Attendez vous à voir de plus en plus de ces petits boîtiers noirs dans la rue (ici, un boitier de test à Paris).

Attendez vous à voir de plus en plus de ces petits boîtiers noirs dans la rue.

Les anglo-saxons appellent cela du crowd-brushing, et c’est moins saugrenu qu’il n’y parait. Marc Russel, le fondateur de We Brush, nous explique les origines de ce mouvement : « Les statistiques montrent que chaque londonien possède une brosse-à-dents individuelle, et que celle-ci n’est pas utilisée 99% du temps. Cette surconsommation est aberrante ! » Fort de son engagement écologique et moral, Marc fonde We Brush en juin 2013 et installe les premières brush-boxes (petits boîtiers hermétiques où se trouvent les fameuses brosses à dents partagées) quelques mois plus tard dans les quartiers branchés de la capitale.

Le principe est simple. Sur le site Internet, un volontaire propose de partager sa brosse à dents. Il s’inscrit puis fonde une communauté de co-brushers qui le rejoindront sur la plateforme. Dès qu’ils sont assez nombreux (dix au minimum), une brush-boxe est installée dans leur quartier ! Il leur suffira de scanner le boitier avec leur smartphone pour l’ouvrir, utiliser la brosse à dents avant de la reposer pour que le prochain puisse en bénéficier. Simple comme bonjour !

Henri, crowd-brusher de la première heure.

Henri, crowd-brusher de la première heure.

Dans la rue nous rencontrons par hasard Henri, un des premiers français à avoir adopté le service. Il ne cache pas son plaisir  : « On fait des rencontres, on crée des liens avec les voisins et les commerçants. Hier par exemple, le concierge de mon immeuble est venu se brosser les dents juste après moi : on ne s’était jamais rencontrés avant ce jour là ! » Il faut dire que We Brush propose tout un tas de fonctionnalités qui n’ont rien à envier aux meilleurs réseaux sociaux : alerte SMS quand un co-brusher se lave les dents, humidité de la brosse mesurée en temps réel, mur de discussion partagé par la communauté… Henri nous présente ce dernier sur son écran de smartphone. On peut y lire une discussion récente : « Qui a mangé de l’ail hier soir ? – C’est moi, lol. »

Les brush-boxes sont parfaitement sécurisées. Le meilleur des hackers s'y casserait les dents.

Les brush-boxes sont parfaitement sécurisées. Le meilleur des hackers s’y casserait les dents.

Quant aux questions d’hygiène, l’inventeur du concept se veut rassurant : « Nous demandons à tous les usagers un certificat médical pour être certain qu’ils n’aient pas d’aphtes. En dehors de cela, nous considérons que le partage de bactéries est plutôt une bonne chose dans la mesure où cela renforce le système immunitaire. »

Se laver les dents n'est plus un moment solitaire, au contraire, c'est l'occasion de faire des rencontres !

Se laver les dents n’est plus un moment solitaire, au contraire, c’est l’occasion de faire des rencontres !

We Brush compte déjà une bonne trentaine de communautés en Angleterre et le service doit bientôt se lancer dans les autres capitales européennes : preuve qu’il répondait à un réel besoin. D’ailleurs Marc ne compte pas s’arrêter là et nous confie avoir de nouvelles idées tous les jours : partage de cotons-tiges, de brosses à cheveux, de pinces à épiler, de gants de toilette… Les déclinaisons possibles sont infinies. Le crowd-brushing a de beaux jours devant lui, et si vous avez une dent contre ça, vous pouvez toujours aller vous brosser !

"We Brush : better teeth, better friends."

« We Brush : better teeth, better friends. »

Pour découvrir le site anglais de We Brush : cliquez-ici. Très bientôt une version française !

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A propos de

Benjamin Stock

Benjamin Stock

Sa première nouvelle rédigée à 15 ans ? Autobiographie d'une gazinière. Depuis, Benjamin, le benjamin des contributeurs de ce blog, adore écrire des histoires et invite dans ses récits détectives privés et reporters de l'extrême. Si ses personnages ont rarement existé, ses articles racontent pourtant la vérité. 

commentaires

  1. ARCHAMBAUD

    Je viens de me faire avoir ce matin, pas 2 fois…. Gros gros poisson celui là !

  2. ARCHAMBAUD

    J’ai vu que c’était « modéré »… c’est pourquoi que je me suis permise.
    Ca ne serait pas Benjamin l’un des co-brusher ?

  3. Super!!
    J’ai mis dix minutes à réaliser…

  4. Je tiens à faire de mon indignation : déjà grandement handicapée par mes aphtes qui me pourrissent la vie, je me vois en plus déniée l’accès au co-brushing!!! Alors que les aphtes ne sont pas du tout contagieux…(Et ça c’est vrai!).

  5. L’idée est rigolote, MAIS une brosse à dent mal entretenue, c’est un risque d’hépatite (même quand on joue solo). Pour ceux qui veulent savoir plus, penchez-vous aussi sur le microbiote… penser à la santé de son microbiote, c’est penser (2ème cerveau ou 1er ?) à ses défenses immunitaires et cela commence par la bouche : attention aux colonisateurs (lol).

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