Tous à poêle au bureau (épisode 8)

Vous aussi, vous souhaitez cuisiner en entreprise et manger mieux tous les jours ? Alors rejoignez le mouvement, et mettez vous tous à poêle au bureau ! Racontez vos exploits à Benjamin (benjamin@lrqdo.fr – 0182289402) pour qu’il les relaie sur ce blog, et partagez-les sur tweeter avec le hashtag #TousAPoeleAuBureau !

À La Ruche qui dit Oui, on se fait à manger tous les jours depuis maintenant un an. De quoi démentir l’opinion générale selon laquelle « on a pas le temps », « c’est trop cher » ou « ça ne sert à rien ». Pourtant, la partie n’était pas gagnée, d’autant que nous sommes trois fois plus nombreux aujourd’hui qu’à l’époque. Il a fallu déployer des stratégies, pour continuer à gérer cette équipe avec une main de fer dans un gant de cuisine… Voici donc les coulisses de nos cuisines !

Le menu du jour : riz safrané, épinards frais, salade d'endives aux pommes et aux oignons.

Le menu du jour : riz safrané, épinards frais, salade d’endives aux pommes et aux oignons.

  • Stratégie numéro 1 : il faut s’organiser.

Chez nous, l’organisation se fait à la craie, sur un gros tableau noir. C’est scolaire et c’est tant pis. Notre tableau possède une colonne pour chaque jour de la semaine, où 12 personnes peuvent inscrire leur nom : c’est le maximum que puisse accueillir notre salle de déjeuner. Se notent aussi un binôme pour la cuisine (à deux, on cuisine mieux des plats savoureux), et un binôme pour la vaisselle (en duo, c’est plus rigolo pour faire des splashs dans l’eau).

A droite du tableau, on trouve une dernière colonne : celle des courses. Deux fois par semaine, un binômes part acheter de bons produits dans les magasins et dans les Ruches du quartier. Légumes de saison, pâtes, céréales, fromage, pain… On prend de grosses quantités et on les stocke, pour que les cuisiniers ne manquent pas d’idées.

Et c’est tout ! Notre mode d’organisation n’inclut aucune contrainte. Nous n’effectuons pas de rotation. Nous ne tenons pas les comptes. Le tableau est simplement exposé, au milieu de la pièce principale : cela suffit pour que les activités s’équilibrent. Comme à l’abbaye de Thélème, notre devise est « Fais ce que tu voudras ».

Sur le tableau noir, pas d’échappatoire : tout le monde sait qui n'a pas fait la vaisselle.

Sur le tableau noir, pas d’échappatoire : tout le monde sait qui n’a pas fait la vaisselle.

Nina rentre des courses.

Nina rentre des courses.

  • Stratégie numéro 2 : il faut s’équiper.

Un bon ouvrier a de bons outils : on ne fait pas manger 12 personnes avec une rappe à fromage et un cure dent. Non. Ce qu’il vous faut, c’est du matériel de chef. Quand nous avons commencé, nous n’avions que deux plaques électriques et un rice-cooker. C’est le minimum. Petit à petit, notre kitchenette d’étudiant délicat s’est transformé en atelier pour traiteur cinq-étoiles : égoutte-vaisselle, planches à découper, cuit-vapeur, nouveaux plans de travail, récipients géants et, surtout, plaque à induction accompagnée de son wok gargantuesque (c’est la pièce maîtresse).

A raison d’un achat par mois, la transformation s’est faite en douceur. Notez que pour stocker nos denrées alimentaires, nous avons recours à des contenants de verre ou de  plastique, bien étanches aux mites.

Nos réserves sèches.

Nos réserves sèches.

Un maximum d'ustensiles dans un minimum de place.

Un maximum d’ustensiles dans un minimum de place.

 

En cas d'attaque, le cuit-vapeur peut aussi servir d'armure.

En cas d’attaque, le cuit-vapeur peut aussi servir d’armure.

  • Stratégie numéro 3 : il faut se motiver.

En entreprise, la tradition exige que l’on mange mal. Ça fait « plus sérieux » (et le sérieux est essentiel, n’est-ce pas). Un sandwich triangulaire de grande surface, farineux et propice aux aphtes, ça, c’est du sérieux : c’est pro. Ce n’est pas toujours facile de changer ses habitudes, mais vous avez toutes les raisons d’abandonner le ready-made culinaire, cette attitude dada qui consiste à qualifier n’importe quel objet « d’aliment ».

D’abord, cuisiner en entreprise est un gain d’argent. En général, nous mangeons un repas complet (salade, plat, fromage, pain, dessert) avec 5€ par personne. C’est inférieur à n’importe quel ticket restaurant. Parlez-en à votre patron : il ne devrait pas rester insensible à cet argument. Ensuite, cela permet aux équipes de se parler et de partager un bon moment, tous les jours. C’est un facteur qui soude et, globalement, permet d’attaquer l’après-midi du bon pied. Mais le plus gros avantage est ailleurs. Il ne se quantifie pas. Il ne rentrera dans aucun tableau comptable… C’est le plaisir, tout simplement ! Et puis il est prouvé que bien manger au quotidien est le premier geste  beauté… Constatez vous-même sur les photos : le doute n’est plus permis.

A table, on a souvent des invités ! Ici, Elodie (responsable de la Ruche de Mulhouse) avec sa petite famille !

A table, on a souvent des invités ! Ici, Elodie (responsable de la Ruche de Mulhouse) avec sa petite famille !

 

 

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A propos de

Benjamin Stock

Benjamin Stock

Sa première nouvelle rédigée à 15 ans ? Autobiographie d'une gazinière. Depuis, Benjamin, le benjamin des contributeurs de ce blog, adore écrire des histoires et invite dans ses récits détectives privés et reporters de l'extrême. Si ses personnages ont rarement existé, ses articles racontent pourtant la vérité. 

commentaires

  1. Vous faites rêver !! Challenge envoyé à tous mes collègues, en espérant que cela les fasse réagir ;)

  2. Très sympa cette initiative ;)
    Quelle organisation !

  3. Nous sommes 5000 sur le site où je travaille . Je ne pense pas que l’on puisse se lançer mais j’adore votre example …

  4. havin cecile

    cela doit être une bonne expérience ça enrichit tjs les conseils
    sont bons à prendre

  5. Pingback: Tous à Poêle au bureau : Episode 1, le KissKissBurger – Le Blog KissKissBankBank

  6. nous n’avons pas la possibilités d’installer une cuisine dans notre entreprise … malheureusement. J’ai même évoquer l’idée, apparemment, c’est vraiment pas possible. Donc je cuisine mes plats pendant certains collègues mangent leur « pastabox » à même les boites en plastique. Où va-t-on ?

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