Marielle, l’abeille du bord de mer

Marielle, responsable de la Ruche d'Agon Coutainville dans la Manche. © Thomas Louapre - La Ruche qui dit Oui (2013)

Tous les jeudis soirs, Marielle traverse sa cour, ouvre les portes du garage de sa grand-mère et réajuste la déco. Sur les murs, elle installe des cagettes-étagères pour accueillir docs et produits locaux. Elle punaise sur le tableau de liège les bonnes nouvelles de la semaine. Plus loin, sur la carte de la Manche à gros oeillets qui localise ses producteurs, elle ajoute une nouvelle pastille, celle d’un chocolatier. Le clou de sa déco ? Le calendrier des « Dieux de la ferme », douze mois de jeunes producteurs de la Manche dans leur plus simple appareil. « Mes abeilles adorent, d’autant que certains agriculteurs sont vraiment pas mal. » A feuilleter les pages du calendrier, on est plutôt d’accord et on se dit qu’une pioche vaut largement un abonnement au Gymnase Club.

La Ruche qui dit Tchin !
Marielle a ouvert sa Ruche chez elle à Agon Coutainville au printemps dernier. Après avoir vu un reportage sur Canal+, la quadragénaire saisit direct son téléphone, enfile ses bottes et réussit à fédérer une bonne quinzaine de producteurs autour de son projet. Pour une fille de végétariens normands habituée à dénicher et à partager les bons produits fermiers, l’exercice est plutôt facile. « Je me suis dit qu’au pire si ça ne marchait pas, j’aurais trouvé de nouveaux produits pour moi. » Le jeudi soir pendant les distributions, Marielle ne manque pas une occasion de payer sa tournée « les animations, c’est ce que je préfère, ça tombe bien en France on a toujours mille prétextes pour bien boire et bien manger. » Sur le mur de sa Ruche qu’elle signe d’un Marielle l’abeille, la jeune femme distille aussi son peps et sa bonne humeur. « Le dimanche soir, je m’enferme dans ma chambre, je prends ma tablette et je cherche un fil conducteur amusant à mon lancement de vente. » Selon les semaines, elle y parle de gras de farine, de cerise sur le cochon, de cosmos grippal et donne envie de commander dare dare pour le jeudi suivant.

« C’est une ruche de bord de mer. Dans un village de la Manche de 3000 âmes, on n’explose pas les records mais j’ai toujours une bonne vingtaine de commandes. » Pour développer encore sa ruche, Marielle qui vient de retrouver un emploi comme assistante dentaire pense sérieusement à mettre dans le coup l’épicière du village. « Je garderai la main sur l’animation du site, elle assurerait les distributions dans son local. A nous deux, on devrait faire une équipe de choc. » Rien n’est encore fait mais c’est l’horizon que Marielle s’est fixé pour 2014. En attendant, il lui faut songer au nouvel emplacement du calendrier…

Puisqu'on ne peut pas tous aller chez Marielle, voilà quand même un aperçu du fameux calendrier...

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5 commentaires sur Marielle, l’abeille du bord de mer

  1. Virginie Marielle :

    Super ;-) La prochaine que je viens visiter mes amis à Agon, je passe vous voir

  2. Claude Letribot :

    Bonjour,
    Je suis coutainvillais intermittent, mais très intéressé par votre initiative.
    Puis-je avoir les informations complémentaires sur le fonctionnement de la ruche, et votre localisation précise?
    Cordialement.

    • MARIELLE :

      Bzzzzjour à tous,

      Pour connaître le fonctionnement de la Ruche, n’hésitez pas à télécharger le guide des membres ou abeilles :)
      Vous pouvez aussi me joindre par téléphone /mail et venir voir une distribution au 11 rue d’Agon , tous les jeudis soir de 18h à 20h….
      Et si ça fait trop loin, renseignez vous il en existe certainement une près de chez vous ….ou ouvres en une?!!
      À bientôt ,
      MARIELLE l’abeille

  3. Laurence :

    Je suis ravie qu’il y ai une vente fin mars. C’est une très bonne nouvelle. Nous attendons avec impatiente. A + pour de nouvelles…aventures… Cordialement. LOLO

  4. Isabelle Reitzer :

    Je ne connaissais pas, j’habite Jullouville proche de Granville. Mais parents étaient agriculteur, donc je savais ce qu’il y avait dans mon assiette quand j’étais petite. Aujourd’huis retrouver le vrais gout des aliments c’est difficile, alors oui je veux bien acheter à la ruche qui dit oui

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