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Les colonies d’abeilles s’effondrent, la production de miel aussi

La France n’a jamais si peu produit de miel depuis 20 ans, et ce malgré un regain d’intérêt pour l’apiculture et une demande forte, car les colonies d’abeilles connaissent des taux de mortalité inédits, dont sont en partie responsables insecticides et parasites.

« 2014 a été la pire des années dans l’Histoire récente de l’apiculture française qui voit sa production baisser constamment depuis 20 ans » , a déclaré jeudi 19 mars 2015 lors d’une conférence de presse Henri Clément, le porte-parole de l’Union nationale des apiculteurs français (Unaf). « Avec seulement 10.000 tonnes l’an passé, cela correspond à une production divisée par trois depuis 1995 » , a ajouté cet apiculteur des Cévennes, en soulignant une demande soutenue qui se traduit par des importations en hausse (environ 30.000 tonnes). Lors de leur bilan annuel, les responsables de l’Unaf ont de nouveau mis en cause « la surmortalité des colonies », ainsi que des « conditions météorologiques catastrophiques pour les abeilles », comme beaucoup de vent.

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Selon des données recueillies dans une vingtaine de départements, la mortalité des abeilles, a atteint 50 à 80% dans de nombreuses zones des grandes régions de production comme Provence-Alpes Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. « Avant l’arrivée de certains pesticides dans les années 90, comme les néonicotinoïdes, la mortalité était d’environ 5% », a souligné Gilles Lanio, le président de l’Unaf. «

Sur l’île d’Ouessant, elle est de 1 à 3% », a-t-il ajouté. Face à la baisse continue et spectaculaire des récoltes, l’Unaf dénonce « le double langage du gouvernement qui dit défendre l’agro-écologie mais qui ne se donne pas les moyens de vraiment aider les apiculteurs » . En cause, la frilosité de l’Etat français pour demander une interdiction plus large des néonicotinoïdes dans l’Union européenne. Seules trois molécules sont prohibées à ce jour, et seulement sur certaines cultures. « C’était une avancée, mais c’est très insuffisant car les substances en question restent dans le sol des années et si entre temps l’agriculteur sème une céréale d’hiver, il pourra les utiliser » , explique Henri Clément. Les céréales à paille semées en hiver, les betteraves et les traitements en forêt ne sont concernés par l’interdiction.
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Des moyens réclamés contre le frelon
De nombreuses études ne cessent de montrer la nocivité des néonicotinoïdes sur les abeilles mellifères, mais aussi sur les pollinisateurs sauvages dont l’action est indispensable pour de nombreuses cultures. Une étude publiée jeudi 19 mars 2015 par la Commission européenne démontre que près de 10% des quelque 2.000 espèces sauvages d’abeilles européennes sont ainsi menacées d’extinction, et 5% supplémentaires le seront dans un futur proche si rien n’est fait. Jeudi, dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité, les députés français sont allés dans le sens des apiculteurs en votant en première lecture, et contre l’avis du gouvernement, une interdiction de tous les néonicotinoïdes à partir de 2016.

Une mesure saluée la Fondation Hulot ou Générations futures. « Cela redonne de l’espoir aux apiculteurs, mais il faut que la France défende cette position au niveau européen car il y a suffisamment d’études qui prouvent maintenant que supprimer les néonicotinoïdes ne met pas en danger la production agricole comme les fabricants d’insecticides le prédisaient » , a réagi Henri Clément.

Les apiculteurs jugent également insuffisante la lutte contre le frelon asiatique, présent désormais dans 3/4 du territoire français. « Le ministre de l’Agriculture (Stéphane Le Foll, ndr) nous a promis que le frelon serait classé en danger sanitaire de classe 1 » , or « nous attendons depuis des mois », souligne Gilles Lanio. Les professionnels s’inquiètent aussi de l’arrivée sur le sol français d’un autre parasite, le Cynips du châtaignier, venu de Chine et de plus en plus répandu. Enfin, « le double langage concerne aussi les OGM en plein champ » , avance Jean-Marie Sirvins, vice-président de l’Unaf: « partout où les OGM se développent, l’apiculture recule, car la monoculture intensive est néfaste pour les abeilles. »

31 commentaires

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  1. Sur mes 10 arbres fruitiers (strictement 0 traitement, même bio), j’ai vu cette année sur toute la période de floraison 2 abeilles, 3 bourdons, et 0 butineur sauvage. Du jamais vu, un vrai désert d’insectes, le silence des butineurs, c’est le silence d’un monde éteint. (Donc forcément, presque toutes les fleurs sont tombées stériles.)
    Navrant de voir des mises en cause brutales des apiculteurs….
    Navrant de voir des disputes stériles alors que tous les butineurs, sauvages ou abeilles élevées, disparaissent.
    Après mes 5 insectes de cette année, que restera-t-il l’année prochaine ???
    Quand tous les poisons agricoles seront-ils interdits, déjà aux amateurs jardineirs idiots qui ne peuvent pas voir une b^bête sans sortir des armes (tiens, la mamie à côté de chez moi qui vient de vider un flacon d’insecticide dans le creux de son prunus qui débordait de je ne sais quels insectes : et si elle avait attendu que les mésanges ou autres oiseaux agissent … au lieu de les empoisonner aussi indirectement). Les rayons jardinage de nos magasins sont à hurler !!!

  2. Bonjour,
    Ce que j’aime chez les abeilles c’est leur douceur, leur calme et leur courage, leur ténacité aussi.
    Voici 3 ans que je me suis lancé dans les ruches, premières que j’ai perdu et cette année perte de quatre sur six que j’ai perdu en partie par ignorance, deux d’entre elles étaient trop petites en nombre pour tenir l’hiver.
    A présent les deux restantes font ce qu’elles peuvent. Il y avait pas mal de varroa lorsque j’ai acheté les essaims ( merci les professionnels ) donc je les ai traité comme conseillé dans les livres , au rucher école où j’ai écouté ce que j’ai pu des cours et les conseils des pro pas toujours bienveillants pour les amateurs mais il est vrai que je veux faire plus vite que la musique; et que ce que je donne n’ai pas vendu, en plus cette année j’ai vendu pour 100 euros de miel de la concurrence en perspective! Mais quel bonheur dans l’échange sur ce marché de Noël où je me suis peulée de froid mais combien régalé de parler de mes abeilles et de mon mini rucher déclaré aux autorités rassurez vous!
    Ceci dit je suis dans une commune en bordure de Bordeaux, qui a vu en peu d’années ses arbres coupés pour bâtir, bâtir, bétonner, bétonner, que mon joli jardin est entouré à présent de murs et de constructions ou les autres jardins ont été bétonnés dans les deux ans et que les voisins arrosent même les trottoirs d’insecticides, de desherbants dès que le printemps arrive que les haies du quartier ont disparues pour faire place aux murs protecteurs et que dans notre joli parc, les autorités font tondre régulièrement et font semer des gazon pour la biodiversité avec de jolies pancartes explicatives. Mais où est le bon sens dans tout cela?
    Fille de paysan, nait dans la nature je me demande si les gens sont tombés sur la tête , je crois que oui!
    Je n’ai pas les moyens de racheter des essaims infestés de varroa à 110 euros voir plus chaque année, j’ai donné des essaims mais je crois que l’on finit par se dire que certains veulent bien le beurre et l’argent du beurre et prennent les gens comme moi pour des billes, ce qui n’est pas le cas, je sais pourquoi je fais cela c’est par amour pour ce que j’ai reçu gratuitement et qui ne m’appartient pas.
    Nous sommes nourris par la nature, nous l’épuisons par notre voracité bien inutile d’ailleurs et nous oublions de vivre en l’admirant.
    J’aime boire mon café en regardant mes abeilles, j’en profite car j’ai bien peur que cette année. Enfin elles sont bien courageuses.
    Je vous souhaite une bien belle journée.
    Agnès

  3. Qu’il est triste de voir les commentaires qui font suite à cet article. Les agro-chimistes ont de beau jours devant eux.
    Je ne comprend pas comment à la suite d’un article qui met une fois de plus en évidence la disparition des abeilles suite à l’usage de traitement néonicotinoide, on peut avoir des commentaires du type: « la faute revient aux apiculteurs »
    Ho on est tous pas parfait, il y a sans doute des choses à revoir dans des exploitations de ci de là…
    Mais réveillez-vous, il y a autant de méthode d’apiculture qu’il y a d’apiculteur à travers la France et à travers le monde. Le seul argument qui consiste à dire que la faute de la disparition des abeilles revient aux méthodes de travail des apiculteur est une pure CONNERIE qui tombe dès lors que l’on se renseigne un peu où pratique soit même l’apiculture.
    La disparition des abeilles est un phénomène mondiale… Hors l’apiculture tel qu’elle est pratiqué en France est totalement différente (modèle des ruches, race des abeilles, méthode d’élevage et de récolte,…) dans tous les autres pays du monde. Comment sa disparition peut-elle être mondiale dans ce cas?
    Suffit de regarder qu’est-ce qui s’est répandue à travers le monde depuis 20 ans et qui touche tout les insectes? Les traitements chimiques, notamment les pesticides de type néonicotinoide!
    Merde je n’ai même pas eu à sortir les PAQUETS d’étude prouvant leur nocivité, que je peux vous apporter un constat tellement simple que tout le monde (même vous qui fermé les yeux et nous rejeté la faute) pouvait le constaté.
    Bref je vous laisse à vos rengaine et retourne à mes ruches, car ce commentaire n’auras d’autre effet que de soulager mon désespoir face à certain (à défaut de les convaincre), mais ne compenserons jamais les pertes de milliard d’abeilles que connaisse nos colonies si je n’y suis pas présent.
    Petit info à tous ceux qui ne côtoient plus que des pigeons, ici à la campagne, les oiseaux se font de plus en plus rare, et vous pouvez aussi vous renseignez, leur disparition se font de plus en plus grande à travers le monde…Que mange principalement nos oiseaux ?…. oups des insectes….
    Ha et pour j’espère en finir avec des raisonnement aussi profond que « La faute revient aux apiculteurs »…
    alors dites moi à qui revient la faute de la disparition des papillons, bourdons, et autres insectes…
    Mince vous ne saviez pas qu’il y a peu il existait encore…
    Je vous promet je ne leur ai pas pris leur miel.

  4. jai eu à 2 reprises des essaims dans mon jardin. J’ai choisi d’installer une ruche. Puis elle a essaimé, puis 2, 3, …aujourd’hui, j’en ai 7. J’habite dans un village, à proximité de la baie de l’Aiguillon. Ou vous trouvez à perte de vue, des champs de cultures céréalières (maïs, colza, blé, tournesol, et melon) et tout cela bien arrosé au traitement chimique… Actuellement, mes abeilles profitent des jardins fleuris, mais monsieur le Maire, après dénonciation d’un voisin, ne veut pas de ruche. Et ce monsieur, est aussi un agriculteur céréalier…. Trouvez vous ça normal, à l’heure où les abeilles ne trouvent pas d’abris naturels (tout est taillé, arraché, abattu.. ) et si je veux quitter le bourg, ce sera pour être dans les champs de céréales … Avec toute la chimie toxique qui s’y trouve ….

  5. juste un mot pour signaler qu’une fête de la « ruche Warré » se tendra dans le village de Hommes (37) le 9 mai prochain.
    la ruche Warré est une ruche pensée pour les abeilles et pas pour les apiculteurs!
    Son rendement en miel est moindre mais son confort sans égal pour les abeilles
    pour une auto production c’est parfait.
    Mettons en dans tous nos jardins ou sur nos toit et elles se feront coloniser!!!

  6. Vous pouvez aider les apiculteurs en les parrainant moyennant une petite participation mensuelle, rendez-vous sur le site « un toit pour les abeilles ». vous recevrez en échange quelques pots de miel et aurez régulièrement des nouvelles de votre ruche filleule.

  7. Et si nous faisions un petit effort sur l’orthographe? Ce serait plus facile et plus agréable à lire!

    1. Pour votre commentaire, il fallait le faire directement en réponse, apparement vous n’êtes pas capable de suivre ou comprendre la moindre régle malgré que çe soit écrit correctement!!!!!! Si vous n’êtes pas capable non plus de lire et faire l’effort de comprendre alors je vous informe que vous ne comprendrez ni vos enfants ni vos petits enfants de demain!!!

    2. Bravo Elodie pour vos questionnements intelligents et complètement sensés ! (même si l’orthographe n’est pas au rendez vous , quelle importance à l’heure du déclin des abeilles …comme si la langue française allait sauver la planète et nous nourrir ! ) L ‘heure est à l’urgence !
      Mon compagnon est apiculteur par passion, mention nature et progrès , jamais aucun traitement , nourri ses ruches avec leur travail ( miel ) et à perdu cette année la moitié de son cheptel .
      C’est alarmant ; sans les abeilles , l’humanité meure ; et les graines , qui les fabriquent ? pourquoi ne peut on plus récolter ses propres graines ? Pourquoi les graines industrielles sont elles impossible à reproduire ? La souveraineté alimentaire ….!
      bientôt tous nourris aux OGM ….réveillons nous !

    3. Merci je suis jeune (26), j’ai répondu par colère, donc les fautes… Et puis l’école ou plutôt l’éducation national, n’est plus là pour nous apprendre depuis longtemps!!!! Merci pour votre compréhension

  8. Bonjour,Certain parle sans s’avoir, mon père est apiculteurs dans l’ouest, de part son père et son grand-père, étant gamine le miel çe récolté tout seule, les ruches les essaims envahissé le jardin pour notre plus grand bonheur( pas pour les voisins) il y a plus de 10ans les apiculteurs manifesté contre Bayer et le gauchos qui aparament beaucoup d’entre vous l’aurez oublier, les effets du gauchos sur ces petites ainsi cas touts les insectes et sol de nos compagnes sont contaminés, savait vous combiens de temps il faut a une terre pour qu’elle çe regenere? La France depuis l’année derniére commence a çe réveiller et je dit bien la France, parce que toute les brochures qu’on lis aujourd’hui sur çe sujet, les apiculteurs crier deja a la catastrophe du monde par la perte de leur abeilles il y as plus de 10ans comme je vous les dits. Et 10ans aprés on lis que les Pyrénées appel au secours, mais dites vous une chose ces que si les Pyrénées réclame vous ne pensez pas que celà est pareille pour tout les apiculteurs en France.. Une autres question qu’il faut vous paussé, trouvez vous celà normal qu’une ruche produisent plus de miel sur le toit d’un immeuble dans une ville plutôt qu’un ruche en pleine campagne qui devrait être entourer de faune et flores? Et un derniére mot ne mettez pas la faute sur le dos des apiculteurs et leur façon de faire, l’état impose leur règle et conduite de vie, au agriculteurs, apiculteurs et vous mm!!!! Vous me faites penser a tous ces documentaires que l’on çe bouff a la téloche, sur la soit disante cause de la pollution dans nos eaux qui serait en partie a cause des femmes preneuse de là pillule(et oui certes on trouve en grande quantité cet molécules dans nos rivières qui affecte la vie de nos poissons et beaucoup plus) c’est sur qu’une usine d’épuration et un traitements chimic dans nos champs ne pollue en rien nos campagnes… Bref avant de battre les petits préoccuper vous des gros qui s’enrichissent de jour en jour sur notre soumission à l’oligarchie!!!!!

  9. Il n’y a pas très longtemps j’ai assisté à une conférence sur la varroa et le conférencier à indiquer qu’il n’existait qu’un seul clone de cet insecte. Je trouve cela étonnant. Est-ce que cela veut dire que cette espèce est récente dans l’évolution?

    1. non, mais certainement que comme il n’est pas endémique de nos regions mais venant de très loin, seulement un petit nombre d’individus voire une famille ont infestés notre territoire. De la ou il vient, il y a certainement plus de diversité.
      Pour le frelon asiatique, il serait logique de retrouver le même phénomène d’étranglement génétique.

  10. Dans la même veine que « Justmethings », il me semble que certains apiculteurs prennent un peu trop les abeilles pour des vaches à lait et de, ce fait, une part de la mortalité des colonies est liée à leurs pratiques « intensive » de production. Laissez les un peu tranquilles ces petites bêtes!

    1. Les colonies sauvages sont totalement décimées par le varroa. le frelon, le tumida, la baisse de la biodiversité, etc… Les chercheurs estiment que les colonies sauvages représentent moins de 1% de la population d’abeilles. Conclusion : sans apiculteurs, il n’y aurait plus d’abeilles en France.
      Votre commentaire prouve que vous ne connaissez rien au métier d’apiculteur et que vous portez un jugement sans connaissance de cause.

    2. Les abeilles à viande existent … c’est une expression d’apiculteur … elle pondent sans retenue et sans prévoyance encore et encore … la conséquence c’est qu’elle ne peuvent stocker de miel pour l’hiver car l’élevage est très consommateur de miel. Les apiculteur n’ont plus que du sirop d’origine douteuse pour les nourrir.
      Il faut savoir que l’abeille noire arrête de pondre dès la mi juillet pour ne reprendre que fin aout afin d’économiser leurs réserves.
      Ce n’est pas le fait de leur prendre trop de miel qui est cause, c’est le fait d’utiliser des abeilles complètement inadaptées à nos contrés. Une colonie d’abeille semble bien plus fragile qu’un vache en l’occurence ….

    3. Je suis apiculteur professionnel, je ne connais pas cette expression. L’abeille noire n’est PLUS adaptée aux campagnes françaises. Arrêtez de nous bassiner avec ce thème purement dogmatique et raciste. Vous confondez élevage et récolte, au lieu de critiquer les apiculteurs sans connaitre leur métier, vous feriez mieux de militer pour une vraie politique de biodiversité en France : fauchage systématique de tous les bords de routes, de tous les sentiers, jusqu’à 6 fois par an, mono-cultures, record du monde de l’emploi de produits phyto-sanitaires à l’ha, etc…. Comment vous lez-vous que les abeilles trouvent encore à se nourrir. L’abeille noire ne peut survivre qu’avec une biodiversité parfaite. On en est TRES TRES loin en France.

    4. Votre commentaire est purement dogmatique. L’abeille noire n’est PLUS adaptée aux campagnes françaises. Rendez-nous la biodiversité et on utilisera de l’abeille noire. Avez-vous essayé de produire du miel et donc de faire vivre votre exploitation apicole avec de l’abeille noire? Moi j’ai essayé : rendements nuls, essaimage maximal, agressivité, aucune résistance aux maladies, impossible à élever.
      Je ne connais pas d’apiculteur professionnel qui travaille avec de l’abeille noire.

  11. […] La France n’a jamais si peu produit de miel depuis 20 ans, et ce malgré un regain d’intérêt pour l’apiculture et une demande forte, car les colonies d’abeilles connaissent des taux de mortalité inédits, dont sont en partie responsables insecticides et parasites. « 2014 a été la p  […]

  12. Et le nourrissage au sirop de glucose des colonies ? notamment pendant l’hiver quand elles devraient consommer du miel ? L’utilisation de ruches conçues uniquement pour obtenir un soutirage maximum de miel ? Le stress des colonies hyper manipulées (et donc refroidies à chaque ouverture) ? Les traitements insecticides anti-varroa introduits directement dans la ruche ? L’appauvrissement génétique des ruchers par l’insémination artificielle des reines en laboratoire avec le sperme d’un seul mâle ? L’utilisation de cire gaufrée gorgée de produits toxiques ? de cadre pré-construit en plastique ???
    L’agriculture fait du tort à l’abeille mais les apiculteurs aussi !

    1. Commentaires de quelqu’un qui n’y connait RIEN à l’apiculture. Je pourrai démonter vos arguments en 1 minute mais vous êtes probablement trop borné pour comprendre.
      Vous discréditez un métier sans connaitre les abeilles ou les apiculteurs.

    2. bonsoir

      dans mes constats :j ai pu voir une mortalité de 50 pour cent sur les ruches traitées anti varroas.
      sur un rucher test de 8 colonies sans traitements ;aucune perte!!
      ces ruches sont dans une zone natura 2000 . l année d avant avec traitement :trois colonies mortes.

    3. Mes chiffres sont exactement inverses. Traitement apivar sur mes 400 colonies début août, moins de 3% de perte. Je pense que mon échantillon est un peu plus représentatif que le vôtre…

    4. 100% d’accord. Bientôt nos enfants croieront même qu’une abeille est jaune alors que l’abeille adapté à nos territoire est noire depuis toujours. Et ça importe de n’importe où des abeilles ce qui ramène des parasites qui ruinent l’apiculture. Un coléoptère qui chie et fait fermenter les rayons est aux portes de l’europe … la faute à qui? des apiculteurs irresponsables qui ne valent pas mieux que monsanto qu’ils accusent d’être la cause de tous leurs maux … les illusions de mes débuts en apiculture se sont bien vite évaporées, l’apiculture est phagocyté par une grande majorité d’ignorants sans éthique et le miel pas mélangé est aussi rare chez les récoltant professionnels que dans les supermarchés.
      Lancez vous dans l’apiculture si ça vous intéresse, car les ruchers traditionnels ne sont que très peu malades quoi qu’on en dise. Ce sont les apiculteurs raisonnables qui sont en voie de disparition, pas les abeilles!

    5. Une blague? Les cadre plastiques n ont rien de mauvais. . Bien au contraire…
      Renseignez vous avant de cracher votre venin

    6. la cire est une éponge de toxine. Le miel de cadres en plastique est bien différent d’un miel normal. D’autant plus qu’il est fabriqué avec un plastique de piètre qualité qui provoquent des problèmes hormonaux à nos enfants, imaginons l’effet qu’il peut produire sur un si petit être que l’abeille.
      D’autant plus que c’est dans la nature de l’abeille de construire des rayons. Que serions nous nous sans amour. Ca n’arrange que les apiculteurs qui se foutent du bien être des abeilles.
      La ruche est comme un estomac, un environnement chimique aussi magique que fragile. Le perturber c’est du suicide pour la colonie.
      Monsanto fait des tas d’études prouvant que ses produits sont inoffensif pour les abeilles. Les marchants de cadres en plastiques doivent en faire autant…

  13. « partout où les OGM se développent, l’apiculture recule, car la monoculture intensive est néfaste pour les abeilles. »
    Voilà quelqu’un qui aurait mieux fait de se taire, puisqu’il n’y a pas d’OGM en France où la mortalité des abeilles augmente et la production baisse, alors que les États-Unis ont vu une légère diminution de la mortalité (50 % sur les 2 dernières années cumulées, 30 % annuel sur 8 ans) et une augmentation de 20% de la production de miel par rapport aux 3 dernières années, due à une augmentation du nombre de nouvelles colonies, environ 100 000 en 2014. Mais il ne faut pas se leurrer, certaines régions des États-Unis ont des taux de mortalités compris entre 50 et 90 %.
    http://www.capitalpress.com/Nation_World/Nation/20150325/us-honey-production-up-in-2014-but-colony-losses-continue

    L’Ariège et les Pyrénées Orientales ont perdu 3 500 colonies l’hiver dernier, et l’Ariège a reçu environ 200 essaims récoltés des 4 coins de la France en signe de solidarité. Les néonicotinoïdes ne sont toutefois pas en cause dans ces départements, ce serait surtout les produits anti-parasitaires utilisés par les éleveurs, d’après les analyses effectuées.
    http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2015/03/une-chaine-de-solidarite-mise-en-place-pour-sauver-les-abeilles.html
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2015/03/28/deux-millions-d-abeilles-remis-aux-apiculteurs-les-plus-touches-en-ariege-689945.html
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2015/03/28/hecatombe-d-abeilles-dans-les-pyrenees-premiers-dons-d-essaims-en-ariege-689735.html
    https://resistanceinventerre.wordpress.com/2015/03/30/elan-de-solidarite-la-transhumance-des-abeilles-vers-lariege/

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